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Résidence alternée : deux études récentes

Deux études récentes abordent la question de la résidence des enfants après divorce ainsi que celle des montants de pension alimentaire : l’étude Infostat, « Les décisions des juges concernant les enfants de parents séparés ont fortement évolué dans les années 2000 », n° 132, janv. 2015, et l’étude Insee première, « Les conditions de vie des enfants après le divorce », n° 1536, févr. 2015.

Ces deux analyses ne parviennent pas exactement aux mêmes résultats. Ce qui, en réalité, est normal. La première prend appui sur les décisions 2012 des juges aux affaires familiales, tandis que la seconde utilise des données fiscales de 2009.

J’ai fait une présentation de l’étude du ministère de la justice dans l’AJ famille du mois de février à laquelle je vous renvoie. Quant à l’étude Insee première, elle me semble surtout intéressante en ce qu’elle complète la première sur certains points. 

Age des enfants – En 2009, les enfants ont en moyenne 9 ans lors de la séparation officielle de leurs parents, avec un pic autour de 7 à 8 ans

Résidence alternée – Le recours à la garde alternée a progressé ces dernières années : il a presque doublé depuis 2003. Le nombre d’enfants concernés par la garde alternée, que la séparation des parents soit récente ou non, est passé de 31 000 en 2003 à 271 000 en 2012.

Le recours à la résidence alternée est d’autant plus fréquent que les parents ont des revenus d’activité et de remplacement élevés avant le divorce. En 2009, elle est environ quatre fois plus fréquente pour les parents qui appartiennent aux deux derniers déciles de revenu que pour ceux des deux premiers déciles. Elle implique plus de 18 % des divorces pour les 40 % de pères et mères aux revenus les plus élevés. Elle concerne presque un divorce sur quatre chez les mères du dernier décile de revenu, avec un revenu individuel avant divorce supérieur à 29 000 € par an.

Au-delà des différences liées aux revenus, la garde alternée est inégalement répartie sur le territoire. Elle concerne plus d’un enfant sur cinq dans les départements de l’Aveyron, du Finistère et de la Haute-Savoie, tandis qu’elle est nettement moins répandue dans le Nord-Pas-de-Calais, les Ardennes, la Meuse ou la Haute-Marne, où moins d’un enfant sur dix est concerné.

La garde alternée l’année suivant le divorce est plus fréquente pour les fratries de deux enfants, où elle atteint 17 % des séparations. Cette proportion décroît ensuite avec la taille de la fratrie.

Lieu de la résidence – La moitié des enfants demeurent dans le logement initial un an après le divorce. Le maintien dans le domicile initial est plus fréquent pour le père qui a la garde exclusive (64 %) que pour la mère (42 %). Toutefois, même en cas de déménagement, la très grande majorité des enfants restent l’année suivante dans le même département. Les mobilités extra-départementales ne concernent que 5 % des enfants.

Taille du logement – Les déménagements après divorce amènent les enfants à occuper un logement plus petit : réduction en moyenne de 15 m2 par rapport à l’ancien en cas de résidence exclusive et de 19 m2 (pour le père) et de 24 m2 (pour la mère) en cas de résidence alternée. Quel que soit le mode de résidence, la surface moyenne des nouveaux logements des enfants après le divorce est en moyenne la même et s’établit à 84 m2 et le nombre moyen de pièces à quatre.

Au-delà de ces moyennes, les disparités sont fortes. Ainsi, 25 % des enfants vivant chez leur mère occupent un nouveau logement qui a perdu plus de 37 m2. L’espace de vie chez le père « gardien », que ce soit en résidence exclusive ou alternée, reste toujours en moyenne supérieur à celui chez la mère « gardienne » (de l’ordre de 10 m2 et 0,3 pièce de plus).

Pension alimentaire – Les pensions représentent une part non négligeable des revenus de la mère : en médiane, 18 % du revenu déclaré, part d’autant plus importante que la famille est nombreuse. Ainsi, pour les mères de trois enfants ou plus, dont les revenus d’activité sont aussi plus faibles, les pensions représentent 28 % du revenu déclaré.

 

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  1. 10/02/2015 à 23:56 | #1

    Si l’article traduit fidèlement les communiqués de presse officiels ayant accompagné la sortie « en tir groupé » de ces deux « études », il a malencontreusement omis d’en faire une analyse critique, et partant, de s’interroger sur les motivations politiciennes sous-jacentes. En tant que président de SOS PAPA, je vais aussi brièvement que possible faire les mises au point qui s’imposent, étant observé que plusieurs media importants ont eu le réflexe de m’interviewer à ce sujet : BMF TV-RMC (J.J. Bourdin) ; Europe 1 (Wendy Bouchard) ; M6.fr.
    1-L’ETUDE/COMMUNIQUE MINISTERE DE LA JUSTICE :
    Il est palpable que l’effet recherché est bien de l’ordre de la communication politique plutôt que « quantitative/objective », car au prix de plusieurs occultations il devait être important de faire titrer spectaculairement « doublement des résidences alternées (RA) en 10 ans ». Cela est fallacieux pour de multiples raisons : a) le point d’arrivée de 21% ne concerne qu’un sous effectif ; b)le point de départ est parait-il de 12% ; c) même pris tel quel 21/12 cela ne fait que + 75% et pas 100% ; d) avec des arrondis qu’on ne connait pas cela peut très bien être 20,5/12,5 soit seulement +64% ; e) le chiffre « officiel » concernant toutes les séparations avec enfants est un point d’arrivée à 17% : cela est donc plutôt +41% , voire du fait des arrondis +32% ; f) MAIS SURTOUT CELA EST UNE ADDITION DE CHOUX ET DE CAROTTES , c’est-à-dire :
    -d’une part les RA résultant d’un accord des parents avant de passer devant le juge (parfois obtenus de façon malhonnête : nous tenons à disposition des constats d’huissiers où Madame indique par email ou SMS « OK pour la RA en échange de la maison + 50 000€). La fameuse statistique de 2013 du Ministère démontre qu’alors (bien que l’article 373-2-7 du code civil autoriserait le juge à refuser cet accord de RA s’il estime que cette modalité d’hébergement pourrait être nuisible à l’enfant), c’est validé 1429 fois sur 1435 !! ( y compris plusieurs centaines de cas où l’enfant a entre 0 et 5 ans) – d’autre part, les cas où les pères demandent la RA malgré l’opposition de la mère : cela leur est alors refusé dans plus de 75% des cas (tableau N° 15 page 27 de la statistique. A noter que la situation inverse est 10 fois moins fréquente). Ce chiffre officiel est artificiellement embelli pour deux raisons. D’une par, il y a un gros biais saisonnier, l’échantillon ayant été pris entièrement à la mi-juin 2012, pour des décisions à mettre en place à la rentrée scolaire. D’autre part ce ne sont que des décisions de première instance ; or l’on sait très bien que le petit 25% de non-rejet de RA est copieusement rogné par les Cours d’Appel. On peut estimer raisonnablement que le vrai taux de rejet se situe plutôt vers 85 % que 75%. POUR COMPRENDRE CE QUI SE PASSE VRAIMENT, SEUL CE TAUX D’ACCEPTATION EN CAS DE VETO DE LA MERE, ENTRE 15% ET 25%, EST SIGNIFICATIF. SI UN TEL MECANISME DE DROIT DE VETO NON ECRIT N’EXISTAIT PAS (qui provoque évidemment autocensure de nombreux pères dès le départ) ON POURRAIT CERTAINEMENT PARLER DE TAUX GLOBAL DE RA PROCHE DE 50% !! Nota : la stat. de 2013 et ses commentaires officiels mériteraient bien d’autres bémols majeurs…
    2-L’ ETUDE/COMMUNIQUE INSEE-INED :
    Outre que celle-ci fait référence sans sourciller à la susmentionnée statistique 2013, le « message-clef » est «attention ! la RA ce n’est que pour les riches !! ». Ce faisant nous « apprenons » que sous cet angle du taux de RA, les 2 départements les plus riches de France sont le Finistère et l’Aveyron !! Pour cette communication politique Il est manifestement primordial de faire croire que les mères sont désavantagées par la RA, en particulier parce-que la taille de l’appartement diminuerait dramatiquement pour elles et ses enfants. Or :a) l’INSEE-INED n’ont pas pensé que lorsqu’on passe de la situation de famille unie à celle de parent séparé, et sachant (Statistique 2013) qu’il y a 1,56 enfants par famille qui éclate, on passe de 3,56 personnes sous le même toit, à 2,56 sous chaque nouveau toit. b) par conséquent, même dans le cas le plus défavorable où la mère change de domicile et où celui-ci perd en moyenne 15 m carrés, la surface par personne AUGMENTE DE +18% en mètres carrés et + 23% en nombre de pièces ! Passons sur le couplet sur la pension alimentaire qui semble considérer que les mères sont censées faire un bénéfice personnel sur le montant de celle-ci, alors qu’en principe cela ne doit couvrir que les dépenses « alimentaires » réelles pour les enfants, donc être neutre par rapport à la modalité d’hébergement.
    On comprend bien que ces études dont le gouvernement a passé commande visent à nier la nécessité de légiférer pour que le lien père-enfant cesse d’être massacré par les juridictions familiales. Pour la 1ère étude « tout baigne, le nombre de RA monte en flèche », pour la 2 ème « ah quand même, pas trop vite, c’est pour les riches et cela appauvrit les femmes ».
    L’honnêteté intellectuelle dont au moins l’INSEE est en principe garant devrait amener cet organisme à compléter son rapport par des réponses chiffrées à la question symétrique qui est la suivante :
    « la non-résidence alternée étant la situation de loin la plus répandue, avec garde principale très majoritairement aux mères, et les pères devant néanmoins loger leurs enfants chez eux certains week-ends et une partie des vacances, de combien de mètres carrés en moins dispose cette majorité de parents non gardiens ? Et de combien, en pourcentage de leur salaire, leur revenus après pension alimentaire et charges de logement, baisse-t-il ? ».
    Jean LATIZEAU president@sospapa.net Le 10 février 2015

  2. mel
    12/02/2015 à 11:40 | #2

    Les chiffres sont en augmentation de garde alternée, passées de 31 000 à 271 000.
    La garde alternée ne doit exister que sous accord mutuel. Si l’un des parents l’impose à l’autre c’est une violence au statut de parent.
    Si un des parent impose la garde alterne cela signifie deux choses :
    -conflit = est ce vous estimez que le conflit est bon pour les enfants?
    – Non-respect du droit, un parent a plus de droit que l’autre?
    – est ce que vous pensez qu’une garde alternée IMPOSEE est une preuve de séreinité ?

    Les professionnels de l’enfance et de la santé, qui vous me le permettez de penser sont plus légitimse que vous concernant le bien-être des enfants, sont contre la garde alternée imposée.

    Dans votre volonté d’imposer la garde alternée et l’historique des divorces il n’y a qu’un seul et unique fil rouge : la pension alimentaire!

    La garde alternée signifie pas de pension alimentaire.

    40 % des pensions alimentaires ne sont pas payés.
    36 % des pères ne viennent plus chercher leurs enfants après la troisième année de séparation.

    Ils ne veulent pas s’occuper des enfant,s ils ne veulent pas payer de pension alimentaire. Les hommes se mettent en couple plus vite quand ils ont obtenu la garde ; raison citée : »plus facile pour élever les enfants » (de les confier à quelqu’un.)

    Et vous qui vous dites porte parole des enfants, à ce titre vouloir le bien-être de la mère et éviter les conflits EST UN DEVOIR.

    Mais si souvent les pères des grues parlent de leurs droits jamais aucun ne parle de leurs devoir de père !

  3. 13/02/2015 à 15:30 | #3

    Mme ou M.L’ANONYME, mes réponses en majuscules dans votre texte :
    Les chiffres sont en augmentation de garde alternée, passées de 31 000 à 271 000.
    PERIODE ? SOURCE ? AU MIEUX VOUS PARLEZ DE « STOCK » : A CE TRAIN LA LE NOMBRE D’ENFANTS CONCERNES EST PASSE EN 10 ANS DE 160 000 A 2 MILLIONS
    La garde alternée ne doit exister que sous accord mutuel. DONC DROIT DE VETO DE FAIT A LA MERE Si l’un des parents l’impose à l’autre c’est une violence au statut de parent.
    Si un des parent impose la garde alternée POUR LE MOMENT, C’EST LE REGIME DE LA GARDE MONOPARENTALE IMPOSEE, ET cela signifie deux choses :
    -conflit = est-ce vous estimez que le conflit est bon pour les enfants?
    – Non-respect du droit, un parent a plus de droit que l’autre?
    – est-ce que vous pensez qu’une garde alternée GARDE MONOPARENTALE imposée est une preuve de sérénité ?
    Les PSEUDO professionnels de l’enfance et de la santé (SEULEMENT UN SOUS GROUPE DE pédo-PSYCHANALYSTES, LES MEMES IMPLIQUES DANS LE SCANDALE DE L’AUTISME, DENONCE PAR La HAUTE AUTORITE DE LA SANTE (HAS) (Cf. BLOG PIERRE LAROCHE MEDIAPART), qui vous me le permettez de penser sont plus légitimeS que vous concernant le bien-être des enfants, sont contre la garde alternée imposée.
    Dans votre volonté d’imposer la garde alternée et l’historique des divorces il n’y a qu’un seul et unique fil rouge : la pension alimentaire!
    La garde alternée signifie pas de pension alimentaire. TOTALEMENT FAUX : IL SUFFIT DE CONSULTER LE CODE CIVIL
    40 % des pensions alimentaires VRAIMENT , CELA VOUS TRAVAILLE ! ne sont pas payés. CHIFFRE EN EFFET TRES DIFFUSE MAIS TOTALEMENT FALLACIEUX : APPROCHE PUREMENT DECLARATIVE FAITE IL Y A PLUS DE 30 ANS !!!
    36 % des pères ne viennent plus chercher leurs enfants après la troisième année de séparation. SOURCE ? VOUS INDIQUEREZ AU PASSAGE LA PROPORTION QUI RESULTE D’UN ELOIGNEMENT GEOGRAPHIQUE IMPORTANT DES MERES, DE NRE A REPETION, ETC.
    Ils ne veulent pas s’occuper des enfants ils ne veulent pas payer de pension alimentaire. Les hommes se mettent en couple plus vite quand ils ont obtenu la garde SOURCE QUANTITATIVE ?! raison citée :”plus facile pour élever les enfants” (de les confier à quelqu’un.)
    Et vous qui vous dites porte parole des enfants, à ce titre vouloir le bien-être de la mère et éviter les conflits est un devoir.
    Mais si souvent les pères des grues parlent de leurs droits jamais aucun ne parle de leurs devoir de père ! COMME L’INDIQUE LE CODE CIVIL (art 371-1 du code civil) L’ APC EST EXERCEE CONJOINTEMENT ET EST UN ENSEMBLE de droits ET DE DEVOIRS, etc. SOS PAPA NE PARLE QUE DE CELA

    Vous remerciant de cette nouvelle opportunité de mettre les choses au point avec des données tangibles et vérifiables. Jean LATIZEAU- Président de SOS PAPA

  4. 13/02/2015 à 16:25 | #4

    Correction 1ère Phrase :

    PERIODE ? SOURCE ? AU MIEUX VOUS PARLEZ DE « STOCK » : A CE TRAIN LA LE NOMBRE D’ENFANTS CONCERNES PAR LES SEPARATIONS ET ESSENTIELLEMENT EN RESIDENCE MONO-PARENTALE EST PASSE EN 10 ANS DE 160 000 A 2 MILLIONS

  5. BAYLION
    13/02/2015 à 17:27 | #5

    Le commentaire de MEL est assez stupéfiant de méconnaissance du problème : a t-il déjà été confronté à un JAF, aux services annexes et aux « professionnels » dont il parle… ? Les papas ne sont pas ce qu’il dit… Ils ne sont ni lâches, ni démissionnaires, ni-ni.
    Un seul exemple, voir le tableau des pensions alimentaires du Ministère de la Justice : il mentionne bien la pension à verser en cas de résidence alternée. Donc MEL votre agressivité et mépris envers l’un des parents est contraire à la démocratie et à l’égalité parentale. La société bouge, les parents aussi. Reste que nous avons beaucoup de retard sur, par exemple, la Finlande. Comment faire évoluer les stéréotypes ?
    Nos enfants méritent mieux.

  6. Brigitte
    13/02/2015 à 23:16 | #6

    Au delà de tout, il faut savoir que 9 0% des décisions de résidences se font EN ACCORD entre les deux parents (dont le père donc !)
    Et que les 10 % restant sont des pères violents, montant à l’occasion sur des grues ou autres promontoires, marchant avec des bonnets E&R et posant avec des tee-shirts portant les prénoms de leurs enfantEs au côté d’un qui porte un sweet « FYB »…. et ouais !

    La RA a doublé en 10 ans, ça ne vous convient pas ?

  7. 16/02/2015 à 11:28 | #7

    @Brigitte
    Je le répète:
    -« d’une part les RA résultant d’un accord des parents avant de passer devant le juge (parfois obtenus de façon malhonnête : NOUS TENONS A DISPOSITION DES CONSTATS D’HUISSIER où Madame indique par email ou SMS « OK pour la RA en échange de la maison + 50 000€)…
    – d’autre part, les cas où les pères demandent la RA malgré l’opposition de la mère : cela leur est alors refusé dans plus de 75 % des cas (tableau N° 15 page 27 de la statistique. A noter que la situation inverse est 10 fois moins fréquente). Ce chiffre officiel est artificiellement embelli pour deux raisons. D’une part, il y a un gros biais saisonnier, l’échantillon ayant été pris entièrement à la mi-juin 2012, pour des décisions à mettre en place à la rentrée scolaire. D’autre part ce ne sont que des décisions de première instance ; or l’on sait très bien que le petit 25 % de non-rejet de RA est copieusement rogné par les cours d’appel. On peut estimer raisonnablement que le vrai taux de rejet se situe plutôt vers 85 % que 7 5 %. POUR COMPRENDRE CE QUI SE PASSE VRAIMENT, SEUL CE TAUX D’ACCEPTATION EN CAS DE VETO DE LA MERE, ENTRE 1 5 % ET 25 %, EST SIGNIFICATIF. SI UN TEL MECANISME DE DROIT DE VETO NON ECRIT N’EXISTAIT PAS (qui provoque évidemment autocensure de nombreux pères dès le départ) ON POURRAIT CERTAINEMENT PARLER DE TAUX GLOBAL DE RA PROCHE DE 50 % !! »

  8. Vauchez
    23/02/2015 à 13:44 | #8

    C’est une honte d’écrire que les 10% restant sont des pères violents.
    Les JaF, en cas de désaccord, prennent parti pour les mères. En particulier à Lons le Saunier dans le Jura. En 2015, on prône l’égalité homme/femme mais on crée un ministère des droits de la femme. Où est le ministère du droit des hommes ? Malgré cette égalité souhaitée, on imagine encore la femme à l’époque où elle était seule à s’occuper des enfants. Ce temps est terminé. Les hommes changent les couches, donnent le biberon, se lèvent la nuit, font le ménage. On parle de l’intérêt de l’enfant, à chaque fois les femmes parlent de pension alimentaire qu’elles n’auraient plus s’il y a la garde alternée. Qui pense réellement à l’intérêt de l’enfant de garder le lien qu’il a créé avec son père pendant plusieurs années. Car ne me dites pas qu’un week-end sur 2 permet de garder le lien père/enfant. Que dirait la société si la garde des enfants était systématiquement accordée aux pères???? Tout le monde s’indignerait car on ne coupe pas le lien d’une mère et d’un enfant. Eh bien les juges devraient penser la même chose pour les pères, car ils imposent à tous ces enfants une coupure de vie avec leur père.

  9. Françoise
    29/04/2015 à 08:05 | #9

    La résidence alternée est, à mon sens, une belle opportunité qui s’offre à l’ensemble de la famille : Aux enfants qui bénéficient toujours ainsi de la présence à temps égal de papa et de maman, et aux parents qui peuvent continuer à exercer leurs fonctions et rôles parentaux, ce qui n’est guère possible lorsqu’ils reçoivent leurs enfants un week-end sur deux, où ils sont alors davantage dans la séduction, dans le faire plaisir, que dans l’éducation, ce qui peut se comprendre, un papa ou une maman qui ne reçoit ses enfants que durant deux jours tous les quinze jours ne souhaite pas entrer en conflit avec eux.
    Dire que les parents doivent s’entendre pour qu’une résidence alternée se mette en place est un leurre car si l’un des parents ne la souhaite pas il peut créer le conflit pour éviter ce fonctionnement. Majoritairement ce sont les mères qui refusent la résidence alternée. C’est souvent en raison de la pension alimentaire qui ne leur est pas versée (lorsque les revenus de l’un et l’autre des parents sont équivalents.) Les pères peuvent aussi parfois souhaiter la résidence alternée pour ne pas payer de pension alimentaire. Un déménagement peut être aussi provoqué ne permettant pas que la résidence alternée puisse s’instaurer. Tous ces motifs, hélas, ne prennent pas en compte les besoins de l’enfant. Les enfants ont besoin de leurs deux parents pour se construire harmonieusement. Il serait souhaitable que les parents mettent leurs rancoeurs respectives de côté et ne pensent qu’au bien être de leurs enfants

  10. Sébastien COUDRAIN
    02/05/2015 à 17:27 | #10

    Brigitte :
    Au delà de tout, il faut savoir que 9 0% des décisions de résidences se font EN ACCORD entre les deux parents (dont le père donc !) VIVEZ VOUS DANS LE MONDE DES BISOUNOURS ??? quelle sont vos sources ?????
    Et que les 10 % restant sont des pères violents Quelles sont vos sources ??, montant à l’occasion sur des grues ou autres promontoires, marchant avec des bonnets E&R et posant avec des tee-shirts portant les prénoms de leurs enfantEs au côté d’un qui porte un sweet « FYB »…. et ouais !
    La RA a doublé en 10 ans, ça ne vous convient pas ?La RA devrais être systématique !!! même si elle a doublé, celle-ci reste une mesure exceptionnelle

  11. Etienne F.
    03/11/2015 à 10:15 | #11

    Pour avoir été condamné par la justice à payer une pension alimentaire de 570€ par mois pour trois enfants, avec partage des frais uniquement scolaires et de vêtements, dans le cadre d’une résidence alternée, alors même que la mère gagne 22k€ (loyer déduit, CAF comprise) et moi-même 29k€ (loyer déduit), je peux assurer les lecteurs innocents de ce forum que la résidence alternée est déconnectée de l’attribution d’une PA pour les enfants.

    Les enfants sont scolarisés dans le public et le partage des vêtements ne se fait naturellement pas, la mère ayant une fois proposé (pour prétexter d’une liste à présenter en justice) un ramassis de vieux vêtements achetés en brocante, évidemment refusée par moi.

    Un calcul rapide montre que la PA reviendrait à simplement inverser nos revenus. Bon. Pourquoi pas, je pourrais travailler plus, alors que la bénéficiaire, elle, est la mère…

    Mais ça ne s’arrête pas là. La délicieuse législation fiscale m’interdit de déduire la pension, puisqu’elle est versée dans le cadre d’une RA ! (et donc, sans doute, exceptionnelle et réservée aux gros écarts de revenus…) Cette mâne arrive à l’autre partie nette de tout impôt. Il est vrai que l’on taxe, en France, surtout le fruit du travail.

    Donc, au final, mes revenus disponibles sont inférieurs à ceux de la mère…

    Comment arriver à ce résultat (je parle du gain de mon ex-épouse) en justice familiale ? Simplement appuyer sur des clichés sociétaux passéistes (femme = victime, homme = maître de son destin), s’armer des meilleurs avocats, si possible élus aux instances du barreau national, laisser l’autre partie faire confiance à ses juges et à des scrupules également d’un autre âge (« on ne dénigre pas l’autre parent de ses enfants »), mijoter avec une grosse dose d’indifférence et de manque de temps de la justice, et voilà !

    Sans tirer de conclusions hâtives, ô vous pères vénaux qui complotez votre entrée en RA afin de supprimer la juste pension à une mère méritante, n’espérez pas trop…

    Pour abandonner l’ironie sur une touche finale, la RA ne se vaut que pour les enfants. Pour leur conserver la bipolarité qui gouverne toute enfance « normale ». Pour que les deux parents puissent en profiter (si, si, la parentalité égoïste, ça existe…).

    Ces débats dureront tant que la « justice » familiale sera rendue par des juristes de formation dans un cadre législatif maintenu sciemment flou et arbitraire, afin, je suppose, de nourrir tout l’écosystème corporatiste qui le perpétue et s’y développe (amis avocats, je vous salue !)

  12. ceci
    24/04/2016 à 20:53 | #12

    Je suis assez étonnée par vos propos. Vivant une garde alternée imposée depuis 2 ans, je ne crois pas que mes enfants tirent un quelconque avantage à vivre une vie de sdf : aucune communication avec leur père, donc aucun suivi sanitaire désaccord sur l’école….aucun projet éducatif, monsieur refuse de payer la cantine et une grande précarité pour moi qui travaille à temps partiel depuis 15 ans pour élever les enfants et qui n’arrive pas à trouver un travail à temps plein. A noter que la garde alternée prive les mères à faibles revenus de toutes les aides sociales puisque les deux revenus sont pris en compte et pas de pension alimentaire!!!! Cela revient encore à s’acharner sur les femmes qui ne montent pas sur les grues (elles sont responsables, elles savent que c’est dangereux).
    Donc la garde alternée permet de tromper sa femme, de quitter le domicile conjugal en lui laissant assumer tous les frais et le quotidien (mais ça j’avais l’habitude), de voler tout ce qui a de la valeur dans la maison (jusqu’à l’ONC, il est interdit de changer les serrures) et de demander la garde alternée une fois qu’on s’est installé avec sa maîtresse sans payer de pension – la grande classe – et récupèré les 3000 euros qu’il y avait sur le compte des enfants! Je passe le papa qui ne voit pas les trous dans les chaussures et laisse ses gamins de 7h à 19h à l’école… Alors oui, je suis contre la garde alternée imposée sans compter que n’ayant plus les moyens financiers de palier les manquements de monsieur on finit par se moquer que les enfants aient des chaussures trouées, à leur hurler dessus quand ils n’arrivent pas pour cause de fatigue à faire leurs devoirs, à leur répondre non pour les voyages scolaires qu’il faut payer plein but et à être pressée qu’ils repartent parce que, ne pouvant plus être dans une démarche éducative, vous ne les supportez plus. Je suis sure que mon « ex » pense la même chose alors qu’il n’a jamais été impliqué dans l’éducation.
    J’ai essayé de me faire aider par des psys pour accepter la situation, mais soit ils ne croient pas que l’on ait mis en place une garde alternée dans des conditions pareilles, soit ils galèrent tellement avec des jeunes patients en garde alternée qu’ils vident leur sac. Je suis quelqu’un de très fort et je
    réussirai à faire le deuil d’élever mes enfants et passer à autre chose si on pouvait éviter de me torturer en me les mettant sous le nez toutes les semaines ; car, même en vivant chez un père défaillant, ils ont assez de petites graines en eux pour grandir si on ne les déracine pas toutes les semaines. Mais qu’on inflige de telles violences à des mères sur qui la société fait peser la grande part de l’éducation et que les hormones post_accouchement (ocytocines) poussent à investir leur enfant est juste inhumain (désolée c’est scientifique et il paraît que les hommes n’accouchent pas). Je ne suis pas opposée à l’égalité homme-femme et dès qu’elle sera en place dans la société, on pourra réfléchir à un accord signé à la maternité sur le partage des taches. Et je propose une résidence alternée pour les parents plutot que de bourlinguer les enfants qui dorment mal chaque fois qu’ils doivent démenager si un des parents n’assume pas sa part. Monter sur une grue ne fait pas de vous un bon parent.
    Cordialement

  13. 03/10/2016 à 20:39 | #13

    Bonjour, est ce possible de laisser les enfants dans le logement initial, et que se soit les parents qui viennent une semaine sur deux?

    • La rédaction
      05/10/2016 à 10:46 | #14

      Oui c’est une solution de plus en plus fréquente.

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