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Coparentalité. Votre avis

Bonjour à tous,

Je souhaiterais aborder ce sujet avec les membres du forum Famille. J’aimerais avoir votre avis sur la coparentalité. Comment devenir coparent ?

Merci
Caroline

 

Categories: Autorité parentale Tags:
  1. Jean
    20/06/2016 à 12:13 | #1

    Bonjour,
    Je serais heureux de pouvoir participer à ce sujet.
    Pour cela, je souhaiterais savoir ce que vous entendez par coparentalité.
    S’agit-il, pour vous, de l’exercice conjoint de l’autorité parentale entre les deux parents d’un enfant ou s’agit-il des relations entre un enfant et son beau parent dans une famille recomposée ?
    Cordialement.

    Jean

  2. Laurent NEVEJANS
    20/06/2016 à 12:41 | #2

    Bonjour
    La question est large; le problème ne se pose pas avec des parents ayant l’intelligence du respect de l’autre…..Plus subtile , complexe voire impossible en cas de séparation conflictuelle alliée à des personnalités pathologiques couvertes par le dogmatisme idiot de la justice…..
    Souhaitez vous allez plus loin?
    Dans l’alternative positive, à vous lire OU vous entendre
    Bien à vous
    Laurent NEVEJANS 06 67 96 90 61

  3. mathieu
    20/06/2016 à 13:11 | #3

    Rétablir les droits et les devoirs plus symétriquement entre parents. Ce que la république ne fait pas.
    – réaffirmer en droit que faire un enfant ensemble est un contrat, aussi puissant voire plus que le mariage aujourd’hui tombé en désuétude. Avec des droits et des devoirs envers l’enfant, mais aussi envers le 2d parent. N’en déplaise aux hommes comme aux femmes tentés de le dénier.
    – sanctionner les parents gardiens faisant obstacle au droit de visite (meme s’ils arguent que les enfants eux memes ne veulent pas aller chez le parent non gardien), au meme titre que le paiement des pensions
    – a la rentrée scolaire, demander aux CPE, proviseurs, d’enregistrer les adresses (courrier, ou mail ?) des 2 parents, et envoyer l’info « parentale » nominalement aux deux. ex: voyages scolaires, réunions parents profs etc, dont le parent non gardien est SYSTEMATIQUEMENT exclu
    – stopper les campagnes sur « les violences faites aux femmes » ou « aux enfants » pour les recentrer sur « les violences dans la famille ». Les femmes, comme les enfants, comme les hommes, comme les vieux, ne doivent ni subir ni pratiquer la violence, ni physique ni verbale. AUCUNE n’est acceptable. Mais AUCUNE victimisation ne doit légitimer des abus en retour. Toute désignation, sous couvert de belles intentions, recrée une victimisation, une cause sacrée, qui attire à son tour de la violence. Des personnes faibles mais perverses s’y engouffrent en toute impunité, protégées par cette « cause sacrée ».
    Et ce rappel du cadre, les hommes y participent aussi historiquement , cessons de les écarter du jeu. Comment cadrer les ados provocateurs qui nous débordent ou qui « décrochent » en classes de collège sans un dialogue responsabilisant avec leurs papas ??
    – trouver la juste place des parents « par alliance » (beaux peres, belles meres), dans le respect des droits du parent biologique, surtout s’il est AUSSI un parent historique (ayant éduqé un temps son propre enfant). Reconnaitre une cellule de vie quotidienne OK mais le projet récent de réforme du droit de la famille avait qq chose de catastrophique, porteur d’une immense violence envers les parents écartés, y compris d’ailleurs des parents apar alliance antérieurs. Sous couvert de « modernisme ouvert » c’était la toute puissance de … la maman. Ce qui n’empeche en rien la détresse de ces femmes qui se retrouvent seules et n’arrivent plus à faire face, après avoir rejeté l’apport parental de leurs compagnons successifs.
    – ouvrir un chantier sur la façon dont l’Etat se substitue à la co parentalité. Cela résoud des situations de détresses dans l’urgence et ca c’est bien, mais ca génère dans la durée des effets pervers énormes.
    – etc etc. bon courage, y’a du boulot…

  4. 20/06/2016 à 16:03 | #4

    Bonjour,

    la coparentalité est un os a ronger jeté au parent qui n’a pas la garde…
    étrange que les politiques comprennent parfaitement l’intérêt d’occuper l’antenne pour leur propre intérêt mais font mine de croire que l’on peut éduquer un enfant 4 jours par mois en WE.
    D’autant plus quand la justice se sent obligé de prétendre que si on voit moins ses enfants c’est parce qu’on est un moins bon parent (ca c’est l’inconvénient d’obliger la justice a justifier l’injustifiable c’est a dire que les enfants verraient moins un parent que l’autre)

    On fait des enfants a 2, on les élève a 2 avant le divorce, on doit pouvoir continuer a les élever a 2 après le divorce et seule la résidence alternée permet cet équilibre.

    Une justice normale ferait plutôt la chasse au parent qui veut moins s’occuper de son enfant…

    Quand un enfant voit son beau père (ou sa belle mère mais plus rarement) plus que son propre autre parent biologique, vous ne trouverez jamais de lois juste pour justifier ou même encadrer cela…

    J’émets aussi de forts doutes sur l’équilibre psychique d’un nouveau compagnon qui accepte d’éduquer des enfants qui ne sont pas les siens alors que le parent biologique n’est ni mort ni démissionnaire et souhaite le faire…

    Mais sont ils nombreux quand on voit le problème sociétale que représente les mères célibataires…

    Pour conclure je pense que seule la résidence alternée égalitaire partout ou elle est possible permet de limiter les conséquences sur l’état psychologique des nouveaux divorcés et de leurs enfants…

  5. patrick
    20/06/2016 à 19:39 | #5

    Bonsoir,

    Je vous invite à lire le rapport émanant de la Commission sur l’Egalité et la Non-Discrimination de du Conseil de L’Europe « Egalité et coresponsabilité parentale : le rôle des pères ».

    En page 3 (point 3), il est notamment rappelé que le respect de la vie familiale est un droit fondamental consacré par l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme et de nombreux instruments juridiques internationaux. Il y est précisé que le fait pour un parent et son enfant d’être ensemble constitue un élément essentiel de la vie familiale. Le caractère irrémédiable des conséquences de la séparation y est évoqué. Il y est indiqué qu’il faudrait des circonstances exceptionnelles, particulièrement graves au vu de l’intérêt de l’enfant pour justifier une séparation, ordonnée par un juge.

    http://assembly.coe.int/nw/xml/XRef/Xref-XML2HTML-FR.asp?fileid=22022&lang=FR

    Obliger un Homme ou une Femme, qui aime son enfant, qui en a toujours pris soins, qui a construit sa vie autour de son enfant, pour son enfant, par une décision de justice, contre sa volonté, de se séparer de son enfant, 26 jours par mois, est d’une grande inhumanité, tant pour le parent que pour l’enfant.

    Comment un parent peut-il prétendre aimer son enfant en le privant de son Père ou de sa Mère 26 jours par mois ? L’amour, l’amour de son enfant, est par nature désintéressé, c’est un don, c’est le don de soi.

    Il y a en France confusion, entre la garde de l’enfant et l’autorité parentale. Combien d’enfants ont été séparé par une décision de justice de leur père et portent à jamais cette cicatrice dans leur cœur.

    L’amour (de mes enfants), est plus fort que la haine
    Patrick
    Un père

  6. yves
    21/06/2016 à 11:01 | #6

    Bonjour,
    Je ne rejoins que partiellement les commentaires précédents.
    Voici mon ressenti des choses si vous me permettez, pour réflexion :
    1- Les jugements ne donnent pas 26 jours par mois à un parent et 2 à l’autre. il ne faut pas oublier que les périodes de vacances sont entièrement passées avec l’autre parent. (sauf noël et vacances d’été généralement partagées). Soit un temps au final équivalent entre les 2 parents.
    2- Un enfant qui ne veut pas aller chez son second parent doit être respecté. Voulez vous forcer votre enfant à se faire violer mentalement, voire physiquement ? Les parents séparés reconstruisant leur vie, peuvent eux même changer et fréquenter un/des adultes peu recommandables. Les enfants ne sont pas des objets suiveurs. Ils ont aussi un libre arbitre. Il est necessaire de le respecter.
    3- A contrario l’avènement du téléphone portable est un vrai vecteur destructeur de la parentalité lorsque l’enfant en dispose.
    4- La coparentalité n’est pas « un os à ronger au parent qui n’a pas la garde ». Par contre les parents qui s’expriment ici sont effectivement généralement ceux n’ayant pas la garde et s’en plaignant. La coparentalité est difficile, car elle demande avant de se plaindre de « faire ». Quand on veut vraiment bien sûr.
    Oui avant de se plaindre il faut être prêt à faire des efforts incroyables : déménager, quitter son travail, ses amis, sa famille et surtout rester dans la bienveillance envers l’autre parent qui vous a fait, et vous fait souffrir vous adulte. Avec tout cela il faut savoir rester égal avec son enfant et ne pas perdre ses objectifs d’éducation.
    5- Sans vouloir parodier « Aimer son enfant, est plus fort que d’être aimer », car c’est notre mission première de parent et sans manipulation, Papa ou Maman.
    6- Sanctionner l’un des deux parent est à mon sens une erreur grave. Cela ne fait qu’envenimer les choses. La seule victime étant l’enfant.
    7- Les femmes autant que les hommes sont capables de véritables actes d’horreur envers leurs enfants.
    8- Un JAF est souvent confronté à un choix cornélien. Un déchirement. Il subit le choix de 2 adultes de se séparer, choix qui il y a encore quelques années était second à celui du maintient de la cellule familiale. Il y a un changement de paradygme. L’individualisme, l’égoïsme et la société de consommation n’y sont pas étranger.
    « Homo homini lupus est  »

    Je vous souhaite une bonne réflexion sur un sujet passionnant.

    Yves
    Un papa

  7. Danielle
    21/06/2016 à 11:47 | #7

    Les grands-parents sont les victimes collatérales du non respect de la coparentalité; le parent qui capte l’enfant ne le partage pas non plus avec les parents du conjoint rejeté.
    La justice suit cette exclusion puisque contrairement à ce que les gens pensent, les grands-parents n’ont aucun droit, mais que ce sont les enfants qui ont le droit d’entretenir des relations avec leurs grands-parents. Comment un enfant soumis en permanence au rejet peut-il vouloir renouer des liens avec des vieilles personnes dont il se souvient à peine ?
    Pour ces enfants c’est une rupture de la moitié de leur racines, qui viendra s’ajouter au traumatisme d’être devenu orphelin dans les faits.

  8. Fernando
    21/06/2016 à 13:55 | #8

    Bonjour,

    Caroline, il faudrait répondre à la question de Jean.

    Que voulez-vous dire par « devenir coparent »

  9. Cyrille
    23/06/2016 à 11:48 | #9

    Bonjour, pour ma part le terme de coparentalité, est intéressant, et possible à vivre dans la joie avec ses enfants, et même avec son ex conjoint (je suis bouddhiste).

    Par contre je rejoins et comprends les pères qui ne voient pas beaucoup leur enfant, en effet, nous n’avons aucune marge de manœuvre dans l’éducation de nos enfants :

    1 Verification du travail scolaire ?
    2 Encourager et soutenir les activités culturelles des enfants ?
    3 Les sortir du « fauteuil dessin animé » mis en place par la mère.
    4 Soutien affectif et psychologique.

    Ainsi pour la plupart des pères, mères, enfants, ne devrions nous pas plutôt parler de monoparentalité 90 pour cent du temps et de coparentalité 10 pour cent du reste.

    Le débat reste ouvert même si bien souvent les esprits restent fermés.

    Excellente journée à tous et à toutes.

  10. Laurent NEVEJANS
    10/07/2016 à 10:39 | #10

    Bonjour
    J’ai déposé 2 requêtes auprès de la cour européenne des droits de l’homme sur le fondement de l’article 8, pourtant motivées et étayées, les 2 ont été classées sans suite, tout comme les plaintes en France….
    Il faut n’avoir jamais été confronté à la justice française ou européenne pour croire que nous sommes dans des états de droits…
    Tant que les politiques et les magistrats ne seront pas sanctionnés pour leurs absurdités, il est bien illusoire de penser que les droits des enfants seront respectés… Du théatre rien d’autres que du théâtre…

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