Accueil > Adoption > Devenir des enfants adoptés en France et à l’international

Devenir des enfants adoptés en France et à l’international

L’étude relative au devenir des enfants adoptés en France et à l’international  menée par le département d’études, de recherches et d’observation (DERO) du CREAI de Picardie et financée par la DGCS (direction générale de la cohésion sociale, ministère des solidarités et de la cohésion sociale) a récemment été mise en ligne.

L’étude préconise toute une série d’amélioration pour faciliter l’ensemble du parcours adoptif.

Réaliser des campagnes d’information et de sensibilisation

o Auprès du grand public sur les principes et les réalités de l’adoption
o Auprès des centres de Procréation Médicalement Assistée (PMA) et des gynécologues sur les principes et les réalités de l’adoption
o Auprès des professionnels de l’Éducation nationale sur les spécificités de l’enfant adopté au niveau de ses acquisitions et de son histoire

Développer la centralisation et le partenariat pour améliorer l’organisation

o Mettre en place ou réactiver une instance nationale qui soit un lieu ressource d’action et de réflexion sur l’adoption. Cette instance aurait des missions d’observation, d’information et de formation, avec notamment le développement et la diffusion d’outils, de proposition et de coordination des politiques publiques, d’identification et de centralisation des ressources et partenaires nationaux et locaux. Il s’agira de développer l’action du comité interministériel pour l’adoption ou de créer une structure connexe (de type GIP, par exemple).
o Créer des partenariats au niveau local, en lien avec l’instance nationale, centralisatrice des informations sur les ressources disponibles.

Préparer les candidats avant l’obtention de l’agrément

o Instaurer une formation obligatoire et multi-partenariale pour les personnes sollicitant un agrément d’adoption, en leur délivrant des informations complètes sur les principes de l’adoption et ses réalités, et en les engageant dans une réflexion sur les spécificités de la parentalité adoptive.
o Informer, dès la demande d’agrément, les candidats à l’adoption sur les ressources existantes – ou non – au niveau local pour leurs démarches ultérieures.

Combler le vide après l’agrément

o Soutenir les opérateurs de l’adoption (CG, AFA, OAA) par une formation régulière des professionnels et bénévoles, la création d’outils adaptés et des liens constants avec les autorités centrales des différents pays d’origine.
o Accompagner les candidats à l’adoption en les orientant de manière adaptée vers les partenaires locaux, y compris les associations de familles adoptives, et en créant des outils précis sur les conditions des pays d’origine et leurs réalités.
o Accompagner les candidats à l’adoption en leur proposant une « rencontre bilan » six mois après l’obtention de leur agrément.

Soutenir les familles après l’arrivée de l’enfant

o Effectuer un suivi post-adoption juste après l’arrivée de l’enfant et établir par la suite un contact annuel.
o Prolonger le congé d’adoption afin que la durée totale soit au moins identique à celle d’un congé maternité.
o Soutenir les consultations adoption spécialisées au niveau financier et dans la création d’un réseau partenarial pluridisciplinaire
o Informer les partenaires locaux non spécialisés dans l’adoption (CMP, CMPP, PMI, maisons des adolescents, REAAP, etc.) des spécificités de l’adoption et des ressources nationales et locales disponibles.
o Accompagner les adoptés souhaitant rechercher leurs origines par des professionnels qualifiés et une centralisation des informations.

 Lire l’intégralité de l’étude

Categories: Adoption Tags:
  1. Pas encore de commentaire
  1. Pas encore de trackbacks